Ce que l’on doit savoir à propos de la cause de l’éducation au maroc

13 مارس 2019 - 6:07 م

Rachid outib
Comme tout le tiers-monde, le Maroc est débiteur de la banque mondiale. La dette récemment a atteint des niveaux très dangereux, plus de 90℅ du PIB. Vous n’êtes pas sans savoir que les créanciers imposent aux débiteurs des recommandations et des politiques d’austérité pour pouvoir payer leurs dettes, y compris la réduction du personnel public.

Dans cette optique, le gouvernement marocain a décidé de réduire ses dépenses publiques, en l’occurrence dans les domaine de la santé et de l’éducation.

En fait, la privatisation de ses secteurs ne peut plus se faire abruptement. Le gouvernement se rend compte de l’opinion publique et la réaction du peuple. En effet, il a décidé de rendre les conditions propices pour la décision fatale; par le truchement des académies régionales, on commence a recruter du personnel éducatif selon des contrats d’adhésion et dans des situations précaires, depuis 2016.

Les diplômés chômeurs n’avaient pas de choix, ils étaient face à un dilemme ou bien le chômages et ses annexes ou bien abandonner un droit historique, à savoir la fonction publique. Une grande partie a boycotté le maudit concours dans sa première version, mais le statu quo s’est imposé, les foules de chômeurs avaient postulé. Dans la deuxième version, tout le monde a postulé. Leur intention étaient d’accéder au travail et en suite lutter pour l’abolition du maudit complot.

Le licenciement arbitraire et injuste, qu’a subi Hussein Bougmane à Zagora, était était l’étincelle qui a donné naissance à ‘ La coordination nationale des enseignants contraints à la contractualisation “. Comme tout mouvement social, cette catégorie d’enseignants avait besoin d’un organisme pour ordonner sa lutte. Le dimanche 4 mars 2018, la coordination était créée. La consolidation de l’organisation a pris un ans d’accumulation et de lutte. L’organisme fait preuve d’une démocratie inouïe, dans la mesure où la prise de décision revient toujours aux bases.

Au fur et à mesure que l’organisme se fortifie, les professeurs ont concrétisé plusieurs formes pacifiques de manifestation, la marche de mai à Rabat, celle de juin à Marrakech, le sit-in de Août devant le siège du ministère de l’éducation à Rabat… Mais le régime marocain opiniâtre refuse toujours de réagir et continue à sous-estimer les enseignants. À l’occasion du 20 février 2019, le septième anniversaire du glorieux soulèvement de 2011, la marche pacifique des enseignants était horriblement opprimée.

À partir du février 2019, le contrat d’adhésion signé par la première génération est expiré. Le ministère, pour légitimiser le dit ” code des académies régionales ” , a inventé des annexes de contrats. La coordination nationale a décidé de boycotter ces annexes, dans un manifeste national. Dans une tentative vaine de subjuguer les professeurs, les académies n’ont pas versé le salaire du mois de février aux professeurs recrutés en 2016. Par conséquent, les professeurs sont entrés dans une grève pour une semaine prolongeable et des sit-in devant les accalmies régionales sont encore horriblement opprimés.

Pour calmer le jeu, le ministre de l’éducation nationale donne une maigre offre aux enseignants qui revendiquent leur droit à l’intégration dans le code de base des fonctionnaires du ministère de l’éducation et l’obtention d’un numéro de somme directe avec le ministère du finance. L’offre du ministre refusée, le ministre de l’intérieur harcèle les militants de la coordination nationale et essaye de les séduire à travers des fausses invitation au débat avec les Gouverneurs des préfectures. Les militants encore une fois refusent de répondre à ces invitations car la solution réside chez le ministère de l’éducation et celui des finances.

Les syndicats continuent à rejoindre la grève, les parents et les élèves aussi.

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